
12-07-2010
Des manifestations ont été annoncées dans plusieurs gares allemandes.
Dans plusieurs gares allemandes, des manifestants ont demandé une indemnisation des victimes des déportations de la « Reichsbahn » dans les camps de concentration et de la mort. Au cours de celles-ci, il y a eu ce dimanche 11 juillet des heurts avec les services de sécurité de la « Deutsche Bahn S.A. » à Hambourg. L’entreprise a voulu empêcher la distribution de tracts et a fait usage de son droit de propriétaire. Un transparent avec l’inscription « Honorer les victimes de la ‘Reichsbahn’ - aider les survivants maintenant » a été interdit et entouré par la police.
La raison des manifestations, qui ont également eu lieu à Francfort et dans d’autres grandes villes allemandes, sont des soi-disant fêtes de gare, qui sont organisées par la DB S.A. partout dans le pays. Ainsi, la société qui a succédé à la « Reichsbahn » veut féter les 175 ans des chemins de fer allemands et se met dans la tradition de l’histoire nationale des chemins de fer, qui menait également à Auschwitz. Le point culminant des festivités est une « fête de gare » à Nuremberg, à laquelle convient le patron de la DB, Rüdiger Grube, et la chancelière Angela Merkel.
« Tant que des survivants des crimes de la ‘Reichsbahn’ doivent vivre parfois dans des conditions misérables, il est difficile de fêter », peut-on lire dans les tracts interdits des manifestants de Hambourg. Selon un rapport d’expertise de l’initiative citoyenne « Train de la mémoire », la Reichsbahn a perçu au moins 445 millions d’euros en valeur actuelle. Cet argent n’a jamais été restitué aux déportés. L’initiative citoyenne demande « une restitution appropriée au lieu d’une charité bon marché. Justice doit être rendue sans conditions aux victimes survivantes de la « Reichsbahn » en Allemagne ainsi que dans les états anciennement occupés.
Contact: +49 2297 1649
21-04-2010
Les derniers survivants des déportations de la « Reichsbahn » ne peuvent pas compter sur une aide rapide. C'est ce que déclare l'association « Train de la mémoire », qui soutient les anciens déportés d'Allemagne et de plusieurs états d'Europe de l'est. Ainsi le ministre allemand des transports Ramsauer (Chrétien-social bavarois) n'a pas répondu à une lettre qui lui a été adressée en novembre.
Le comité directeur de la DB S.A. ne réagit pas non plus aux nombreuses sollicitations lui demandant de s'occuper des victimes de la « Reichsbahn ». Dans une lettre de l'association du 20 avril adressée à la DB S.A., on peut lire : « Nous avions espéré qu'ils prendraient en compte l'âge des survivants, dont la souffrance n'est compensée ni moralement, ni matériellement. Continuer d'attendre le soutien nécessaire et traiter les offres de dialogue de manière dilatoire ne signifie rien d'autre que de miser sur le décès des victimes. » Puisque toutes les demandes et tous les appels sont restés sans suite, nous nous sentons amenés à « informer l'opinion publique allemande et internationale de l'échec de nos efforts. »
21 associations des victimes de cinq états ont annoncé qu'elles recouraient au pire à la justice, si la Deutsche Bahn S.A. refuse de faire un geste humanitaire envers les derniers survivants. Lorsqu'ils étaient enfants, ils ont été déportés avec les trains de la « Deutsche Reichsbahn » dans les camps de travail et de la mort nazis. Le nombre total des personnes déportées par la « Reichsbahn », qui ont péri par milliers dans les wagons de marchandises, est estimé à plus de 3 millions. Selon des estimations prudentes, la société des chemins de fer de l'état en a tiré un revenu équivalent à 455 millions d'euros. Les héritiers juridiques et historiques de la « Reichsbahn » sont le ministère allemand des transports et la DB S.A.
A l'occasion du 65ème anniversaire de leur libération, les survivants des déportations de la « Reichsbahn » voulaient accompagner le « Train de la mémoire » lors de son entrée à Berlin. La DB S.A. a annoncé de bloquer des voies (Berlin-Spandau) et laisse la décision en suspens de permettre également la commémoration des victimes de la « Reichsbahn » dans l'ancienne gare de départ des déportations Berlin-Grunewald.
Contact: +49 2297 1649
Un nouveau conflit s’annonce entre la DB S.A. et le « Train de la mémoire », qui veut entrer le 8 mai à Berlin. La DB bloque l’accès du train transportant une exposition sur les jeunes victimes des déportations de la « Reichsbahn » à la gare de Berlin-Spandau. D’autres stations dans la capitale allemande, comme l’ancienne gare de départ de déportations Berlin-Grundewald n’ont pas été confirmées par la DB S.A.
L’agence fédérale du réseau est déjà intervenue dans ce conflit. L’administration gouvernementale chargée de la régulation avait invité les parties lundi (19 avril) à un entretien de médiation à Bonn. Peu avant la date convenue, la DB S.A. a refusé sa participation. « Au lieu de soutenir la commémoration des victimes de la ‘Reichsbahn’, les héritiers de la ‘Reichsbahn’ misent sur la confrontation », a commenté le porte-parole de l’assocation « Train de la mémoire » ce refus de dialogue.
En 2008 déjà il y eut un conflit public, lorsqu’il était question de commémorer les 4500 enfants déportés de Berlin avec l’aide de la « Reichsbahn ». Malgré l’intervention du maire de la ville, la DB réussit à empêcher le stationnement du train dans la gare centrale de Berlin. Par la suite, dix mille visiteurs ont posé des fleurs dans des gares de substitution.
Les héritiers de la „Reichsbahn“ demandent des frais élevés pour le trajet du train et l’accès à l’exposition sur les jeunes victimes de la « Reichsbahn ». Ainsi, l’association qui fait rouler le train depuis trois ans à travers l’Allemagne, doit payer 4 euros par kilomètre à la DB S.A. Pour chaque heure d’exposition, la DB prélève 45 euros. Même l’arrêt nocturne du train sur une voie de garage coûte de l’argent. Jusqu’à présent, la DB S.A. a perçu 200.000 (deux cent mille) euros du « Train de la mémoire ». L’arrêt du train à Berlin (8 au 20 mai) est financé par des dons, qui ont été versés par plusieurs arrondissements de Berlin, des cercles de l’église et des soutiens privés.
« A l’occasion du 65ème anniversaire de la fin de la guerre nous insistons pour que le train puisse entrer dans la capitale allemande » a annoncé l’association.
Contact: +49 2297 1649
Le « Train de la mémoire » animé par une association citoyenne poursuivra son voyage dans les mois prochains. Un parcours de plus de mille kilomètres, avec des arrêts dans plusieurs gares sur le réseau du sud et de l'est de l'Allemagne, est prévu. Le train se dirigera également vers des stations dans les pays voisins pour évoquer la mémoire des enfants et des adolescents déportés de presque tous les états européens. Le nombre de victimes mineures du nazisme qui ont été déportées par la "Deutsche Reichsbahn" dans des camps de concentration et de la mort est estimé à 1,5 million.
Les wagons présentant l’exposition ainsi que les biographies des jeunes victimes, tirés par une locomotive à vapeur, ont pu être visités jusqu'à présent dans 70 gares et ont attiré plus de 240.000 visiteurs en Allemagne et en Pologne. L’exposition qui nomme aussi les coupables dans le ministère des transports de l’époque et la « Deutsche Reichsbahn » est actuellement élargie.
Pour faire parvenir aux derniers survivants des déportations d’enfants une aide concrète, le « Train de la mémoire » prévoit d’initier plusieurs projets de soutien. Rien qu’en Pologne les autorités allemandes ont déporté plus de 30.000 enfants et adolescents. Plusieurs milliers de victimes issus des autres pays européens vivent maintenant en Israël et sont très âgés. A côté des soucis matériels, elles souffrent de séquelles psychiques, qui peuvent être attribuées aux déportations par la "Reichsbahn" ainsi que l'emprisonnement dans les camps. Les projets de soutien aux prochaines stations du train seront pris en charge par des associations locales.
Comme lors du début du voyage en novembre 2007, le « Train de la mémoire » est essentiellement financé par des dons privés. Les responsables doivent verser environ 100.000 euros à la Deutsche Bahn AG. Elle demande des sommes importantes pour l’utilisation des voies ferrées et le travail de mémoire dans les gares. L’entreprise a refusé de dispenser ou de verser un don au « Train de la mémoire » malgré de nombreux appels du monde de la culture et des milieux politiques (parmi eux les ministres-présidents des Land de Sarre et de Thuringe).
Dans une lettre actuelle, l’association à but non lucratif a renouvelé sa demande au PDG Mehdorn de renoncer aux bénéfices qu’il retire de ce projet. Les responsables ont lancé des appels semblables aux ministres du transport et des finances qui supervisent l’entreprise appartenant à l’état.
La SNCF met un wagon de remplacement à la disposition de l´exposition roulante, qui montre des biographies d´enfants déportés sous le régime nazi, issus de tous les pays d´Europe. Cette aide accordée dans les conditions de location habituelles, évite aux organisateurs des pertes et des dépenses financières d´environ 18.000 euros.
Cette coopération se fait dans le contexte d´une extension de la commémoration des enfants déportés. A cause d´une forte affluence dans les différentes gares de déportation (plus de 60.000 visiteurs jusqu´à présent) de plus en plus difficile à gérer, le parcours a été prolongé de plusieurs milliers de kilomètres et se terminera le 8 mai au site de commémoration d´Auschwitz. En ce lieu, des jeunes venant de plus de 40 villes d´Allemagne veulent participer à la mémoire des déportés dans le cadre d´une cérémonie internationale.
Avec le doublement du parcours initialement prévu, un problème technique est apparu. L´exposition aurait dû être interrompu de plusieurs semaines. L´engagement de la SNCF de mettre à disposition un wagon de remplacement rare, permet la poursuite du parcours dans des gares allemandes supplémentaires.
La gare centrale d´Hambourg en fait partie, des associations locales y veulent accueillir le « Train de la mémoire » en mars. La vie de Georges-André Kohn, un déporté français de 13 ans, s´est terminée dans la ville hanséatique, il a été pendu dans la cave d´une école. Sa biographie fait partie de l´exposition du « Train de la mémoire ».
« Votre aide désintéressée honore les enfants assassinés et elle est pour nous un exemple de valeurs communes », peut-on lire dans la lettre de remerciement des associations citoyennes adressée à la direction de la SNCF.
BERLIN – Les associations citoyennes soutenant le „Train de la mémoire“ s’adressent au
public européen, car un „boycott de fait“ entrave la commémoration publique des enfants et
adolescents déportés. Elles appellent à des protestations contre la « Deutsche Bahn » (la
Société des chemins de fer allemands) et le ministère des transports de Berlin.
Les associations citoyennes font circuler le „Train de la mémoire“ depuis novembre sur les anciens trajets des déportations. Le train transporte une exposition itinérante montrant les biographies d’enfants disparus originaires de plusieurs états européens. Des centaines de milliers ont été déportés sur le réseau ferré allemand vers les camps de la mort. Ces transports de masse ont été organisés par la « Deutsche Reichsbahn », la Société de chemins de fer de l’époque. Seul un petit nombre de déportés a pu revenir vivant.
Plus de 40 000 visiteurs se sont rendus jusqu’à présent dans des gares allemandes pour s’informer sur les crimes nazis. Dans les étroits wagons abritant l’exposition, ils ont déposé des fleurs pour les enfants de Norvège, des Pays-Bas, de Pologne et d’Italie. Des dizaines de milliers attendent l’arrivée du train dans presque toutes les régions allemandes et y préparent la commémoration des enfants disparus originaires de leur propre ville ou de France, de Belgique ou de Grèce.
Mais selon l’appel, la « Deutsche Bahn », la plus grande société de transport ferroviaire en Europe, entrave la commémoration en exigeant plusieurs dizaines de milliers d’euros. Des demandes de dispensation ont été rejetées par la direction des Chemins de fer. Le ministère des transports aussi refuse catégoriquement de soutenir le « Train de la mémoire », bien que la déportation de masse d’enfants et d’adolescents européens ait été commandée par l’administration de l’époque (« Ministère des transports du Reich »).
Des députés de divers partis ainsi que de nombreux médias protestent depuis des semaines contre les tentatives d’arrêter le „Train de la mémoire“ en lui imposant des charges financières. La députée social-démocrate Ulla Burchhardt déclare : « Il est honteux que les Chemins de fer rendent par leur position la réalisation de ce projet plus difficile. Ces déportations ont été organisées par d’anciens dirigeants des Chemins de fer ». Le comportement de la direction des chemins de fer est qualifié d’« insupportable » par Winfried Herman, député vert et membre de la commission des transports du Bundestag (le parlement fédéral allemand). Le ministre-président de la Sarre, Peter Müller, critique également la direction des Chemins de fer. Pour la « Saarbrücker Zeitung », la manière d’agir de cette l’entreprise est « sans scrupules » : « Elle s’enrichit ainsi indirectement de la souffrance des déportés par la « Reichsbahn » allemande. Une position minable, qui ne pourrait être plus blessante pour les survivants. »
Ces interventions sont restées sans effet jusqu’à présent.
Face à ces entraves, les initiateurs du „Train de la mémoire“ appellent à des protestations. On demande aux Chemins de fer de renoncer complètement à leurs exigences financières. Le ministère des transport de Berlin est dit appartenir aux « héritiers officiels des coupables » et devrait « rendre une contribution financière substantielle » au « Train de la Mémoire ». Les initiateurs de la commémoration (www.zug-der-erinnerung.eu) écrivent que les protestations à l’étranger doivent s’adresser aux représentations diplomatiques de l’Allemagne.
Association „Zug der Erinnerung“ (Train de la mémoire)
Porte-parole de la direction:
Hans-Rüdiger Minow
Des photos de presse sont disponibles sur demande

BERLIN – En quelques semaines environ 20.000 visiteurs se sont rendus dans des gares allemandes pour voir l’exposition itinérante sur les déportations sous le régime nazi. Cette exposition extraordinaire dans le « Train de la mémoire » est dédiée aux enfants et adolescents de toute l’Europe, tués durant cette période. Les initiateurs de cette exposition sont des associations citoyennes allemandes.
L’exposition avec les témoignages d’enfants disparus se trouve dans deux wagons qui sont tirés par une locomotive à vapeur sur le réseau ferroviaire allemand. Sur les rails de l’ancienne « Reichsbahn » allemande, qui s’est mise à la disposition des meurtres de masse, les occupants nazis ont déporté plus d’un million d’enfants et d’adolescents de toute l’Europe. La destination était les camps de la mort allemands. Seuls quelques déportés en sont revenus vivants.

Il est prévu que le train parcoure 3000 kilomètres avant d’arriver au lieu de commémoration d’Auschwitz en Pologne. En Allemagne les associations privées sont obligées de payer des droits de passage pour pouvoir utiliser le réseau de la plus grande société de transport européenne, la « Deutsche Bahn S.A. », les chemins de fer allemands. Celle-ci demande également beaucoup d’argent lors de l’arrêt du "Train de la mémoire" dans les gares. La « Deutsche Bahn S.A. » est le successeur historique de la « Reichsbahn ».
Ce parcours de plusieurs mois coûte plus de 250.000 euros en tout. Pour cette raison les associations privées récoltent des dons. Le ministère des transports allemand, qui supervise le réseau ferroviaire, a refusé tout soutien financier en invoquant des raisons juridiques.
Le 8 novembre, un « Train de la mémoire » partira pour un voyage à travers l’Allemagne. La gare de départ est Francfort-sur-le-Main (Land de Hesse). La gare d’arrivée sera le lieu de commémoration d’Auschwitz (Oswiecim/Pologne). Le « Train de la mémoire » commémore les enfants tués en cet endroit par le régime nazi. Le train qui est tiré par une locomotive à vapeur compte plusieurs wagons d’exposition, et circulera sur les anciens itinéraires de déportations organisés par la Reichsbahn allemande.
Le réseau ferré allemand a servi à la déportation de plus d’un million d’enfants et d’adolescents de toute l’Europe : des enfants de familles juives, des enfants de Tsiganes et des enfants d’opposants au régime nazi. L’exposition itinérante du « Train de la mémoire » commémore ces victimes avec des biographies de ressortissants norvégiens, belges, néerlandais, français, italiens, grecs, polonais et soviétiques. Des actions de solidarité de forces anti-nazies alliées seront également honorées, comme les transports d’enfants vers la Grande-Bretagne, qui ont sauvé la vie d’environ 10.000 enfants et adolescents.
Les initiateurs de la campagne allemande sont des associations citoyennes, qui avec cette commémoration veulent témoigner ainsi contre le racisme, l’extrémisme de droite et le nationalisme éxacerbé. Pour pouvoir montrer leur exposition dans les gares allemandes, ils se sont adressés avec des pétitions à la plus grande entreprise de chemins de fer d’Europe, la Deutsche Bahn. Le ministère des transports, qui supervise le réseau de chemin de fer, a également été sollicité il y a plusieurs mois pour obtenir de l’aide pratique.
Après son départ de Francfort-sur-le-Main le 8 novembre, le « Train de la mémoire » parcourra plus de 3000 kilomètres et s’arrêtera à plus de 20 gares allemandes. Elles étaient pour beaucoup d’enfants de l’Europe occupée les dernières stations avant la mort.
Départ : Francfort-sur-le-Main : 8-9 novembre/ Darmstadt 9-13 novembre/ Mannheim 14-17 novembre/ Karlsruhe 18-20/22 novembre/ Stuttgart 22-24 novembre
Décembre/Janvier Sarrebruck, Fulda, Göttingen, Hanovre, Brunswick, Gotha, Erfurt, Weimar, Leipzig, etc.
Berlin/Oswiecim – Des associations allemandes veulent commémorer la déportation de plus de 120000 enfants juifs par les nazis avec un train-messager. Ce train circulera cet automne sur les itinéraires des déportations de la « Reichsbahn » et se dirigera vers les villes dont étaient issus les enfants déportés. Avec une exposition itinérante, qui présentera dans plusieurs wagons le destin des déportés, les jeunes visiteurs, en particulier, seront incités à chercher les traces des enfants déportés. Le train devrait faire station en Bade-Wurtemberg, en Hesse, en Rhénanie du Nord-Westphalie, en Basse-Saxe, en Thuringe, en Saxe-Anhalt et en Saxe.
L’association citoyenne « Train de la mémoire » veut, à la fin de ce voyage qui durera plusieurs mois, apporter les photos, documents d’archives et témoignages oraux sur les enfants déportés au site commémoratif d’Auschwitz. La dernière étape entre la gare frontalière de Görlitz et Oswiecim (Auschwitz) se fera avec des participants de cette recherche de traces venant de toute l’Allemagne. Le « Train de la mémoire » devrait arriver à Oswiecim en janvier prochain.
Ces enfants et ces adolescents presque oubliés habitaient aussi bien la campagne que les grandes villes allemandes. C’est dans la plupart des cas avec leurs familles qu’ils ont été raflés dans les gares entre 1940 et 1944 et déportés avec des trains de la « Reichsbahn » vers les camps de la mort. L’association citoyenne « Train de la mémoire » a identifié jusqu’à présent plus de 12.089 enfants et adolescents allemands déportés, victimes de la politique raciale nazie. Leur calvaire est resté inaperçu du grand public. La commémoration à travers ce train a pour but de mettre en garde contre le retour du racisme, de l’extrémisme de droite et du nationalisme.
Le « train de la mémoire » fait suite aux succès d’associations allemandes. Fortes d’un soutien croissant dans l’opinion publique, elles avaient demandé depuis plus de deux ans de montrer aussi dans des gares allemandes une exposition sur les crimes de la déportation, montrée auparavant dans des gares françaises. Le ministère des transports de Berlin a répondu favorablement aux demandes internationales et a prévu une exposition de la Bahn AG, qui aura lieu l’année prochaine.
Le « train de la mémoire », qui commencera son voyage déjà cet hiver, étend cette commémoration en montrant la dimension européenne de ce crime monstrueux. Selon des estimations, plus d’un million d’enfants et d’adolescents de presque tous les états du continent ont été envoyés vers les camps de la mort avec la « Reichsbahn ». De nombreux coupables n’ont pas été jugés.
Le « train de la mémoire » est un projet de citoyens qui est soutenu financièrement par des initiatives dans de nombreuses villes allemandes. Les frais considérables seront partagés entre des initiatives locales ainsi que des donateurs privés. Des syndicats, fondations et des lieux commémoratifs sont, parmi d’autres, également partenaires